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Mise à jour le 26/11/2018

Alphabet

Apprendre à lire.

Bienvenue dans notre salon Alef Beth, dédié à l'apprentissage de l'hébreu. Vous pouvez à partir du menu latéral accèder à l'ensemble des leçons, ou utiliser les raccourcis pour aller directement à une page de la leçon.


Taguim, Nikkudote, Cantillation.

Notions pédagogiques : Pédagogie. Notions pédagogiques.
  • Présenter les différents signes décoratifs ;
  • Présenter les signes particuliers de ponctuation ;
  • Premières régles de grammaires ;

L'alphabet hébreu comprend vingt-deux (22) lettres, qui représentent exclusivement les phonèmes consonantiques de la langue hébraïque. L'ordre de succession de ces caractères, dit ordre alphabétique, sert, par exemple, à organiser la présentation lexicale des mots dans les dictionnaires ou autres listes de vocabulaire.

Les Taguim.

Le tag (, pluriel taguim est une ornementation qui décore certaines lettres de l’alphabet hébreu. Elle est constituée d’un petit trait vertical surmonté d’un point. Cet alphabet décoratif, , K'tva Ashouri (écriture Assyrien) ou K'Tav STA"M (סת"ם, ‎ acronyme de Sifrei Torah, Téfiline, Mezouzot ), est une méthode d'écriture de l'hébreu qui semble avoir été adoptée par les Juifs au retour de l'exil de Babylone. L'écriture ashouri est la seule autorisée pour rédiger les documents religieux formels que l'on rencontre uniquement sur les manuscrits, comme ceux des mezouzot, des Téfilines, des Meguilotes ou des ketoubot, etc.

Grammaire Grammaire. Régles de Grammaire.
  • Sept (7) lettres qui peuvent être couronnées de trois taguim : ג ז ט נ ע צ ש ;
  • Six (6) lettres qui peuvent porter un tag unique : ב ד ה ח י ק ;
  • Neuf (9) autres lettres ne portent pas de tag : א ו כ ל מ ס פ ר ת ;
STA''M Sefarad :
ג ז ט נ ע צ ש ב ד ה ח י ק
STA''M Ashkenaz :
ג ז ט נ ע צ ש ב ד ה ח י ק
STA''M Shlomo :
ג ז ט נ ע צ ש ב ד ה ח י ק

Le point consonne.

Il y a quatre (4) cas où l'on place un point dans une consonne :

  • Le daguech léger indique une mutation consonantique (i.e. modification de la consonne) ; Par exemple la lettre Tav dans le mot , ils écriront ou la lettre Daleth dans le mot , accentuation.
  • Le daguech fort indique une gémination consonantique (i.e. le doublement d'une lettre) ; Par exemple la lettre ל(Lamed) dans le mot tu diviseras ou la lettre (shin) dans .
  • Le mappiq , qui fait sortir , est utilisé avec la lettre ה (heh) et plus rarement א (aleph), afin d'indiquer qu'elles doivent être prononcées. Par exemple dans le mot , son cheval.
  • Le shourouq , est utilisé avec avec la lettre ו (vav) pour former deux phonémes : (ou) et (o). Par exemple dans le mot , querelle.

Il existe quatre (4) signes permettant de modifier la pronnonciation une consonne en d'en modifier le sens : le Daguesh léger, le Daquesh fort et le Mappiq. Le dernier, le Shourouq a un status particulier et ne concerne qu'une seule lettre, le vav.

En phonétique, la gémination est une unité suprasegmentale consistant en un redoublement de consonne, laquelle possède ainsi une durée accrue perceptible à l'oreille. C'est un cas particulier de la quantité consonantique longue car on dit d'une consonne qu'elle est géminée quand, phonologiquement parlant, la consonne longue est répartie entre la fin (ou coda) d'une syllabe et le début (ou attaque) de la syllabe suivante.

Par exemple, dans un mot qu'on analyserait [kalla], la consonne /l/ serait géminée dans un découpage en syllabes [kal.la]. Une consonne géminée ne peut donc pas apparaître dans un monosyllabe.

Origine du daguech.

Il n'y a pas de trace parmi les anciens auteurs de classification des divers usages du daguesh, bien que la relation entre le daguesh et six (6) lettres dont il change la prononciation (בּ גּ דּ כּ פּ תּ : beth, guimel, dalet, kaf, pe et tav) était soulignée ; la lettre רּ (resh), du fait de sa prononciation double par les Juifs de la terre d'Israël, a été ajoutée aux six lettres doubles dans le Sefer Yetzira et dans les livres de Ben Asher.

Le terme dagesh ḳal (daguech doux), dénotant la prononciation dure , non-aspirée, des lettres, apparaît peut-être pour la première fois dans le Mikhlol de David Ḳimḥi. Les règles pour le dagesh ḥazaḳ (daguech fort), dénotant le redoublement d'une lettre ont été formulées pour la première fois par Élie Lévita, qui énumère huit cas dans lesquels il se produit. Cette division a été étendue par des grammairiens ultérieurs

.

Heinrich Graetz a montré que le daguech est le premier signe de ponctuation massorétique employé, avant même les points-voyelles, pour distinguer l'état absolu de l'état construit et le sheva quiescents du sheva mobile. L'emploi régulier du daguech et sa représentation graphique par un point au centre de la lettre semble être particulier au système de vocalisation de l'école massorétique de Tibériade : dans le système de l'école Babylonienne, le point n'était à l'origine pas employé du tout, et le daguech n'était pas indiqué dans tous les cas où il était nécessaire.

Note : La notion de sheva sera abordé en détails dans les leçons de dikdouk.

Emploi du Daguech.

L'usage du terme daguech comme nom d'un point indiquant une prononciation intensifiée n'apparaît pas dans les vieux textes massorétiques et dans le Mahzor Vitry, où le terme daguech indique la prononciation intensifiée elle-même, en contraste avec rafè, la prononciation faible. Il y est fait référence dans la littérature rabbinique traditionnelle sans utilisation spécifique.

L'usage actuel commence probablement avec les derniers massorètes, dont Aharon ben Moshe ben Asher (Abū Saʿīd Hārūn), et les premiers grammairiens hébraïques, comme Saadia Gaon, qui intitule l'un des traités de son travail grammatical Livre du Daguech et du Rafè . Saadia Gaon, suivi en cela par le lexicographe David ben Abraham al-Fassi, conserve ces deux termes même lorsqu'il écrit en arabe, et les décline, alors qu'il existe des termes arabes correspondants (shadid/mushaddad et khafif/mukhaffaf). Ce sont cependant les termes arabes qui apparaissent dans les écrits de Juda ben David Ḥayyuj et ses successeurs. L'emploi du terme daguech sera rétabli à partir de l'époque d'Abraham ibn Ezra, lorsque les philologues hébraïques écrivent leurs œuvres grammaticales en hébreu.

Le daguesh léger.

Le daguech léger ou accentuation légère () ou qashian est un signe diacritique de l'alphabet hébraïque, représenté graphiquement par un point au centre de la lettre, et utilisé en grammaire hébraïque pour modifier la prononciation des lettres בּ גּ דּ כּ פּ תּ : beth, guimel, dalet, kaf, pe et tav. Cet ensemble de lettres est communément désigné par l'acronyme bega"d kefa"t .

Le daguech léger (daguesh kal) indique une mutation consonantique ; Par exemple la lettre Tav dans le mot , ils écriront.

Le système de ponctuation massorétique de Tibériade reflète cette modification de prononciation avec un point au centre de la lettre lors du passage d'une fricative à une occlusive. Le daguech léger a donc la fonction inverse du rafè, tombé en désuétude avec l'introduction de l'impression. La dénomination est cependant restée en grammaire hébraïque, et une lettre de la série bega"d kefa"t sans daguech est dite rafè ou rafa (רְפוּיָה).

Le Daguesh est signe, un point, placé au centre de la lettre pour indiquer un changement de prononciation.
Par exemple בּ et ב.

Six (6) lettres font l'objet d'un signe distinctif, un point au centre. Trois (3) d'entre-elles conduisent à un changement de prononciation : בּ (bet), כּ caf, פּ pe. Les trois (3) autres, גּ guimel, דּ dalet et תּ tav ont la même fonction que le rafé, c'est-à-dire aucun changement.

Tableau des lettres avec un daguesh léger.
Lettre Nom Phonème Son
בּ bet b

beau

בְּדִיוּק, Exactement

גּ guimel g

gare

גִּדְעוֹן, Gideon.

גֶּפֶן, vigne.

דּ dalet d

dos

מַדּוּעַ, Pourquoi.

דִּינָה, Dina.

כּ ךּ kaf k, qu, c

Kangourou

כֶּסֶף, Argent.

כַּתָב, Ecrire.

פּ pe p

Peau

פּוֹעַל, Verbe.

פֶּסַח, Pâque.

פְּרוּ וּרְבוּ, Croissez et multipliez-vous.

תּ tav t

Talent

תּוֹלֵדוֹת, Générations.

תְעוּדָה, Certificat.

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    Tableau des lettres avec rafé.
    Lettre Nom Phonème Son
    ב vet v

    vélo

    לְבָנָה, Lune

    לָבָן, Blanc

    ג guimel g | gr

    garde

    בָּרֶגֶל, A pied.

    אַגָס, Poire.

    ד dalet d | dh

    dent

    תּוֹדָה, Pourquoi.

    מַלְכִּי-צֶדֶק, Roi de justice.

    כ ך raf kf, r

    Myrtille

    הֲלָכָה, Loi.

    מִכְתָב, Une lettre.

    חָשַׁך, Les ténébres.

    פ f | ph

    Photo

    אֶפֶס, Zéro.

    אֲפִילוּ, Même.

    ת tav t | th

    TransiTion

    יוֹנָתָן, Jonathan.

    אֶתְמוֹל, Hier.

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      Croissez et multipliez : פְּרוּ וּרְבוּ le (pe) porte un dagesh léger. Prononcer Pé-rou our-vou.

      Multipliez et croissez :רְבוּ וּפְרוּ le פ (pe) ne porte pas de dagesh léger. Prononcer Ou-frou.

      Ces nuances ont été plus ou moins conservées selon les traditions de prononciation de l'hébreu : l'hébreu yéménite serait le plus proche de la prononciation originelle, bien qu'il prononce le guimel moudgach [dʒ] (comme jet-ski), alors qu'il est prononcé [g] dans toutes les autres traditions ; l'hébreu sépharade ne possède plus qu'un type de prononciation pour le dalet [d] et le tav [t] ; l'hébreu ashkénaze accentue la prononciation du sav, qui de /θ/, est devenu /s/, mais a perdu les alternances du dalet et du kaf. Quant à l'hébreu moderne, seules les mutations des lettres beke"f ont été conservées ([v], [x], [f] sans daguech doux, [b], [k], [p] avec daguech) ; par ailleurs, la distinction avec un daguech fort se fait au moyen de leur environnement phonologique.

      Note: Seule les lettres (Bet), (Pé) et (Kaf) avec un Rafé se transmute et change de prononciation pour devenir ב (vét), פ (Fé) et כ (Raf). Les autres lettres גּ | ג (Guimel), דּ ׀ ד (Daleth) et תּ ׀ ת (Tav) ne connaissent pas de changement significatif de leur prononciation pour les Sefarads, néanmoins, une légére altération de la prononciation est présente chez les Ashkénazes pour trois (3) lettres.

      Le daguech fort.

      Le daguech fort (daguesh hazak) ou qaplan est un signe diacritique de l'alphabet hébraïque, représenté graphiquement par un point au centre de la lettre, et utilisé en grammaire hébraïque pour signaler les consonnes géminées existant dans les mots indépendamment de leur position et de leur fonction dans les phrases.

      Le système de ponctuation massorétique de l'école de Tibériade a introduit le daguech fort pour indiquer une prononciation plus longue du phonème. Il est retranscrit par un redoublement de la lettre correspondante, et permet de discerner des mots homographes. Par exemple yamim, les jours et yammim, les mers).

      Le daguech fort n'est actuellement plus prononcé que dans la liturgie des Juifs yéménites ou pour produire un effet solennel.

      Il peut apparaître sur presque toutes les lettres, mais il est cependant beaucoup plus rare sur les consonnes gutturales (א (aleph), ה (he), ח (het), ע) (ayin), et le ר (resh).

      La présence d'un daguech fort peut être entièrement morphologique, mais elle indique plus souvent un allongement pour compenser la perte d'une consonne.

      Grammaire Grammaire. Régles de Grammaire.
      • La lettre suit un article défini.
      • Après un préfixe מ (mem) avec un Hiriq () qui s'écrit מִ (mi) ou avec un Tzere () qui s'écrit מֵ (mei), où encore ce préfixe est une abréviation du mot min .
      • En compensation de l'élision (i.e. effacement d'une voyelle finale devant une voyelle initiale ou un h muet) d'une lettre de la racine hébraïque. Après un ו (waw) conversif imparfait qui, en hébreu biblique, transforme un verbe au subjonctif en un verbe à l'imparfait. Comme marqueur d'un binyan (‎).

      Par Exemple :

      (shamayim), cieux devient (hashshamayim), les cieux .
      (min yadekha), de tes mains est devenue (miyyadekha).
      (lakaḥti), j'ai pris devient au futur (vayyikkaḥ), il prendra .
      (yèlekh), qu'il aille devient (vayyelekh), il alla .

      Le Daguesh fort contrairement au Daguesh léger, porte sur toutes les lettres, mêmes si les guturalles sont moins affectés ou plus rares. Le point ne transforme pas le son de la lettre comme pour les lettres Bet et Vet , mais s'applique au travers de règles de grammaires pour indiquer un changement dans la formation du mot, de son orthographe par exemple.

      Cas d'utilisation d'un binyan :

        Il est placé comme première lettre de la racine d'un mot à la forme imparfaite du binyan niphal (forme passive) ; Il est placé en seconde lettre de la racine d'un mot au binyan piel (par exemple, (aḥallèk), Je diviserai ou au binyan poual ; Il est placé en seconde lettre de la racine d'un mot au binyan hithpael (forme réfléchie), par exemple vayitḥazzèk, il se renforça.

      Il arrive que par le jeu des suffixes qu'une consonne normalement pourvue d'un redoublement se trouve en fin de mot ; dans ce cas, le daguech disparaît purement et simplement. Ainsi עַמּי (`ammi, mon peuple) devient (`am, peuple).

      Le mappiq.

      (mappiq) qui fait sortir , n'est pas un daguesh, mais un signe diacritique de l’alphabet hébraïque, représenté graphiquement par un point au centre de la lettre. Il est utilisé en grammaire pour indiquer la prononciation consonantique des lettres ה (heh), le ו (vav), le י (youd) et plus rarement א (aleph), afin d'indiquer qu'elles doivent être prononcées comme une consonne et non comme une voyelle (vav et youd).

      Grammaire Grammaire. Régles de Grammaire.

      Un point dans un ה en fin de mot signifie donc que ce ה se prononce comme une consonne, et ne vient pas indiquer la voyelle qui précède.

      En ce qui concerne le י et le ו en fin de mot, le contexte permet de distinguer le statut de voyelle ou de consonne. Si le י en fin de mot est précédé d'un hiriq ou d'un tséré, il est constitutif de la voyelle long hiriq male ou tseré malé. Sinon il est mappiq.

      Par exemples :

      Dans טוֹב מוֹתִי מֵחַיָּי, Mieux vaut mourrir que vivre. (Yona 4:8), le י (youd) à la fin du mot מוֹתִי est le prolongement du hiriq de la lettre ת. Celui à la fin de מֵחַיָּי est une consonne, il a le statut de mappiq.

      Grammaire Grammaire. Régles de Grammaire.

      Un ו (vav) en fin de mot est mappiq s'il est précédé d'une voyelle (qamatz, pata'h, hiriq). Sinon il est un holam malé ou un shourouq, et il est une voyelle.

      Dans אִישׁ אֶל-אֱלֹהָיו, וַיָּטִלוּ אֶת-הַכֵּלִים (Yona 1:5), ils implorèrent chacun leur d.ieu, et ils jetèrent... , le ו du mot אֱלֹהָיו, pronom possessif pluriel est une consonne, il a le statut de mappiq. Celui de וַיָּטִלוּ porte la marque d'une voyelle.

      Grammaire Grammaire. Régles de Grammaire.

      L'utilisation la plus courante du mappiq est la marque du pronom possessif, 3ème personne du singulier, féminin ־ָהּ .

      , la jument, féminin de se prononce soussa . Le ה vient noter dans le texte, la présence du féminin.

      , son cheval (à elle), se prononce avec un h aspiré en fin de mot.



      19-01-2019 8

      Sources et Références

      Ci-dessous la liste des sources et références utilisées, organisée par thème.

      Sources.


      Histoire et origine de l'Alphabet.


      Evolutions de l'alphabet.


      Evolution de l'alphabet.


      Découvertes archéologiques.


      Régles d'écriture.